dimanche 9 février 2014

Une société Européenne dans mon PEA : Unilever



Depuis un certain temps, je vous parle de ma volonté de continuer à diversifier mon portefeuille d’actions. 12 titres à ce jour valorisés à quasiment 30000€ au total. (Vous pouvez retrouver le détail de ces investissements sur cette page).

 Un conseil récurrent que j’ai reçu sur le blog est de regarder du côté des biens de consommation courante, un secteur très peu représenté pour le moment, avec uniquement peut-être Rallye (qui détient le groupe Casino).

Et récemment je suis tombé sur la représentation ci-dessous ! une illustration qui met en évidence que la majorité des produits de consommation courante sont aujourd’hui contrôlés par uniquement 10 groupes : Kraft, Nestlé, Pepsico, Kellogg’s, Mars, Coca-Cola, Procter&Gamble….et Unilever.

Évidemment, j’ai regardé si l’un d’entre eux pourrait être un bon candidat pour faire son entrée dans mon PEA. Une fois éliminés tous les sociétés non éligibles au PEA, puisque non Européennes, ou Suisse comme Nestlé…il me restait Unilever ! une multinationale néerlando-britannique éligible sur mon PEA.

Mais est-ce que Unilever répondait à mes critères ? Rendement actuel suffisamment bon et dividendes croissants avérés ces dernières années…


Unilever en quelques mots


Déjà pour fixer les idées, un slogan très courant chez Unilever : « Tous les jours, 2 milliards de personnes utilisent nos produits »

Quelques chiffres :
  • Une société créée en 1930
  • 173 000 employés dans le monde, répartis dans plus de 100 pays
  • Des produits vendus dans 190 pays
  • Un chiffre d’affaire en 2013 de 50 milliards d’euros
  • 1 milliard investi en R&D, avec 7 centres d’Innovation Client dans le monde

Unilever possède en tout plus de 400 marques, 20 étant réellement prédominantes et assurant l’essentiel du chiffre d’affaire.

On peut notamment citer les glaces comme Carte d’Or (mes préférées !), Magnum ou Cornetto, mais aussi Lipton, Maille, Alsa, Fruit d’Or dans l’alimentaire.  Axe, Monsavon ou Signal pour le soin du corps et Skip ou Cif pour l’entretien de la maison. 
Bref, des tas de marques très connues de tous.

Au final une multinationale qui vends des produits très variés dans quasiment tous les pays. On peut donc penser que l’on a affaire à une société qui doit offrir d’assez bonnes garanties, peu soumise à des effets de mode, au prix d’une matière première, au taux de change, etc..

Rendement actuel et dividendes croissants

Unilever a proposé en 2013 un dividende global de 1,076€. Sur cette base, étant donné le cours actuel de l’action (acheté sur la bourse d’Amsterdam), 27,68€,on parle d’un rendement de 3,89%. 

Ce qui est dans le marché actuel un bon rendement. Inférieur à ma cible finale de 6% mais pas si éloigné que ça, quelques années de dividendes croissants devrait permettre à cet investissement de s’approcher de la cible. 

Puisqu’en effet, il semble qu’Unilever fasse parti de ces sociétés qui ont la bonne habitude d’augmenter régulièrement leur dividendes. 

Ca notamment été le cas ces dernières années avec quasiment +9% annualisé depuis 3 ans !


Coté ratio de distribution des bénéfices, Unilever serait dans les 65% en 2013 si les données que j’ai trouvé sont exactes. 

La hausse du chiffre d’affaire et des bénéfices escomptés dans les années à venir devrait permettre d’offrir un dividende croissant en évitant de faire croitre ce ratio. 

Autre point positif pour moi qui souhaite à terme bénéficier de revenus passifs réguliers, le fait que le dividende soit trimestriel, comme c’est le cas pour Total par exemple. C’est une décision qui a été prise en 2010 et depuis Unilever verse donc une partie de ses bénéfices aux actionnaires à 4 reprises dans l’année : mars, juin, septembre et décembre.


La fiscalité sur les dividendes de sociétés européennes

Il y a tout de même un petit bémol. Unilever n’est pas une société française et du coup, bien qu’elle soit éligible au PEA, les dividendes de ces sociétés européennes sont taxés à la source. 
Et le montant de la taxe dépend du pays. Pour les Pays Bas, on parle de 15%. Ce qui signifie qu’au final à chaque versement de dividende, je percevrai 15% de dividendes en moins.

C’est le prix à payer pour diversifier un peu ses horizons d’investissements…

A noter qu'en ce qui concerne les frais de courtage chez mon courtier Binck, pour la bourse d’Amsterdam ils restent similaires à ceux pratiqués pour la bourse de Paris, soit 2,5€ pour un ordre inférieur à 1000€.


Mon investissement en action Unilever

Fin janvier, j’ai donc investi dans 48 actions Unilever au prix de revient de 28,129€. Des actions achetées en 2 fois.

Ce titre représente ainsi un peu plus de 4% de mon portefeuille actuel, pour un peu plus de 1300€.

Sur la base du dividende 2013, 1,076€ par action, j’ai donc investi à un rendement de 3,82%...avant taxation de 15% !
Ce qui signifie une ligne rémunérée à 3,25%.

Si on table sur un dividende 1,10€ versé en 2014, à confirmer, mon rendement passerait alors à 3,32%, autrement dit 45€ versés sur l’année. 


En attendant de savoir de combien sera le dividende versé cette année, celui du premier trimestre a déjà été détaché pour paiement le 12 mars. (il s'agit en fait du dernier tiers du dividende de 2013, soit 0,269€ par action). 
J'ai reçu mercredi dernier un mail de Binck me demandant d’effectuer le choix du type de versement que je souhaitais : numéraire ou actions. Je ne savais pas qu'Unilever pouvait payer ses dividendes en actions, un option intéressante. 
Sans connaitre pour le moment le prix de réinvestissement (seulement connue le 10 mars à priori...), j'ai choisi le paiement en  action, à l'unité supérieur....ce qui me fera 1 petite action de plus ;-)

A court terme, investir sur Unilever fait mécaniquement baisser le rendement global de mon portefeuille d’actions, proche de 6%.

Mais il s’agit d’un investissement long terme : admettons un rythme de croissance du dividende assez proche de celui des dernières années, cette ligne de mon PEA pourrait alors également voir son rendement attendre 6% d’ici 5 à 6 ans…

A suivre donc !



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14 commentaires:

Riche Idée a dit…

Super. Je sais pas si j'y suis pour quelque chose mias Unilever est une excellente action à avoir dans son PEA. Surtout qu'elle côte sur ses plus bas annuels.

Marc de Mieux Gérer Son Argent a dit…

Salut Olivier,

Unilever est une société solide et reconnu, tu as bien fait d'investir dedans. J'ai également un petit faible pour Procter&Gamble et Nestlé mais vu qu'ils ne sont pas éligibles au PEA...

L'entreprise est sur des marchés au long terme, donc la valeur de l'action ne devrait pas s'effondrer très longtemps en cas de crise et même bien augmenter avec le temps.

Tu as d'autres pistes d'actions EU pour ton PEA ?

Marc.

InvestMan a dit…

Salut Olivier,

"Je ne savais pas qu'Unilever pouvait payer ses dividendes en actions, un option intéressante.", pas mal de sociétés proposent cette formule qui peut être très intéressante :)

A bientôt !

Alex de Consommer Malin a dit…

@ Olivier
Bonjour,
On est synchro ! car j'en ai pris une bonne louche quasiment au même prix que toi et pour les mêmes raisons.
Par contre je l'ai acheté à Londres pour 2 raisons :
- les retenus à la source sont de 10 % au Royaume Uni (au lieu de 15 % au pays bas). A long terme ça fait une belle différence
- cela me permet de diversifier mon PEA sur une autre monnaie que l'euro. Comme ça je fais d'une pierre deux coups : diversification géographique ET diversification des devises. avoir 100 % en euro ,c(est plus risqué.que 80 % € / 20 % £
@ Marc
Toujours sur le LSE, j'ai repéré d'autres actions qui permettent une bonne diversification géographiques en dehors de la France et sans trop de frotement fiscal :
- Tesco (Conso de base) avec un rendement de 4,7% et des dividendes souvent croissant.
- Centrica (dans le secteur des utilities) avec un rendement de 5,3%
Ces 2 actions sont proches de leur plus bas annuels...

Olivier a dit…

@Riche Idée, oui tu faisais bien partie de ceux qui m'avaient déjà évoqué Unilever ! Merci ;-)

@Marc, comme Alex, j'avais repéré Centrica ! mais sans donner suite pour le moment, pour 2 raisons : je suis déjà bien couvert dans le secteur de l'énergie avec Total, GDF Suez et Rubis, et d'autre part la monnaie, étant donné que l'action côte à la bourse de Londres...

@Alex, merci pour ces bonnes infos ! En effet, je devrais peut-être m'intéresser un peu plus à la bourse de Londres...

Riche Idée a dit…

@Alex & Olivier : Perso, jamais investi sur la bourse de Londres car les frais sont plus élevés donc au final, ce n'est pas vraiment intéressant d'investir sur la bourse de Londres pour des petits montants. (~1000€)

Anonyme a dit…

Bonjour Olivier
Pour que les choses soient complétement claires, tu oublies de préciser qu'il n'existe pas de crédit d'impôt sur le PEA. Donc aux 15%de prélèvements à la source lors du versement du dividende, tu devras rajouter 15% lorsque tu sortiras du cash (ce que tu souhaites faire le moment venu) de ton PEA (si celui ci a plus de 8 ans). Le PEA est une enveloppe fiscale française et reste en fait disuasif pour tout achat boursier hors de nos frontières (si tu investis sur le Dax, ce sera 26.5% de prélèvement source). Bref, pas sur que cela vaille le coup d'aller sur Unilever. D'autant plus qu'à plus de 65% de reversement du BNA et une action qui n'est pas si loin de ses plus hauts historiques (28 Euros de mémoire - le CAC est en effet en retard sur les bourses d'europe du nord et plus particulièrement Londres et DAM)) il y a peu de chance que tu compenses ta stratégie dividende par une possible P+ sur l'action en elle même.
J'ajoute enfin qu'en te privant de 15% dès le départ, tu te limites dans l'effet boule de neige propre à la stratégie dividende et quer tu as souvent très bien décrite.
Il me semble de plus que compte tenu du retard du CAC et de nos sociétés françaises très internationalisées, il y a bien mieux à faire chez nous.
Je peux bien sur me tromper.
Bon courage à toi en tout cas
JP

Olivier a dit…

@JP, en effet, il y aura un jour des prélèvements sociaux à payer, 15,5% actuellement, mais c'est vrai de la même manière sur les actions françaises. Ensuite ce qui compte, c'est le rendement net, et 3,32% pour ce type de multinationale, sur ce secteur, c'est plutôt pas mal. Il n'y a pas d'équivalent en France, Danone est à moins de 3% avec des perspectives moyennes...et coté cours de bourse, on est tout de même au plus bas depuis 1 an et demi, mais c'est vrai qu’historiquement, le point haut était de l'ordre de 32€.
Revenant de Chine, je me dis que ce type de société a devant elle un marché potentiellement énorme... voilà aussi pourquoi je voulais un peu de consommation de base dans mon portefeuille. Merci, bonne soirée !

Etienne a dit…

Une belle société, un beau portefeuille de marques.

Juste une remarque, il faut penser à vérifier, pour les grandes multi-nationales comme Unilever, les places de cotation.

Par exemple, Unilever cote à Amsterdam et à Londres. On peut ainsi faire un peut d'optimisation fiscale pour les amateurs de rendement si la retenue à la source est différente, ce qui peux arriver.
Je n'ai pas les chiffres en tête pour Amsterdam et Lisbonne, à vérifier.

Anonyme a dit…

Bonjour
Ça te sert à quoi d'avoir 12 entreprises en portefeuille sachant que tu compte gagner de l'argent via les dividendes , donc par un investissement à très long terme.
Pourquoi ne pas investir tous sur 1 entreprise qui donne un gros dividende et puis c'est tout

Anonyme a dit…

Salut !

Je te félicite et te remercie pour l'ensemble de tes informations que je trouve vraiment trèèèèèèès intéréssantes. Deux petites questions cependant, tu ne prend pas en compte les frais de gestions dans ton compte pour calculer ta rentabilité ? Par exemple les 2,5 Euros lié à chaque transactions.

Ou peut on trouver les informations liés au versement des dividendes par actions ?

Merci à toi ! :)

Guilhem d'étudiant investir a dit…

Salut,

Impressionnant de voir qu'une société dont le nom n'est pas connu regroupe en fait des marques présente dans notre quotidien !

Par ailleurs, simple question, tu as des outils pour repérer les entreprises aux dividendes croissants ? Un peu comme un market screener mais avec cette option ?

Merci ! :)

Olivier a dit…

@Anonyme, les frais de courtage sont bien pris en compte dans la rentabilité,le prix de revient moyen des actions prend en compte ces frais. Pour les informations sur les dividendes, il y a en premier lieu le site officiel des entreprises, les différents sites d'information boursière (investir...), les courtiers en ligne type Binck ou Boursorama. A bientôt !

@Guilhem, tu peux notamment regarder sur le site suivant : http://www.devenir-rentier.fr/bourse_actions/europe/actions_sp_europe_350_dividend_aristocrats.htm qui liste les S&P Europe 350 Dividend Aristocrats, avec les sociétés présentant plus de 10ans de croissance de dividende. Bonne soirée


Anonyme a dit…

Petit up sur unilever, valable aussi pour royal dutch shell:etant des entreprises bi-nationales, elles disposent de 2 places principales de cotation:Amsterdam et Londres.
Avantages de la premiere:frais de courtages en general identiques à ceux de paris chez les courtiers français, et cotation en euros.
Inconvenient:prelevement à la source de 15%.
Avantage de la seconde:prelevement à la source de 10%
Inconvénients:frais de courtage sur le LSE en général prohibitifs, en particulier pour les petits portefeuilles, et frais de change £/€.
Cela dit, effectivement, unilever est un "must have" pour un portefeuille "dividend growth" logé dans un PEA!

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