mardi 1 février 2011

Indépendant financièrement à 55 ans ? Peut-être même quelques années plus tôt !

Suite à mon premier article sur le sujet, j’ai donc simulé différents scénarios visant à réduire ces 21 ans qu’il me resterait encore à travailler pour quelqu’un d’autre.

J’ai tout d’abord revu un peu ma copie suite au bon conseil d’Etienne du blog Investisseur Débutant, qui m’a, à juste titre, conseillé de ne pas rembourser par anticipation ma résidence principale. Il est plus rentable de conserver son capital placé en assurance vie ou actions à des taux supérieurs au taux d’intérêt du crédit immobilier qui n'est que de 3,85%.

Voici donc la mise à jour, je gagne ainsi 1 année !


Cette situation servira de base de départ aux scenario suivants :


1er évolution envisagée: davantage d’investissement immobilier locatif

  • un 2ème appartement (identique au 1er d’un point de vue valeur, crédit, loyer….) acheté en 2012 sur 20 ans mais remboursé par anticipation au bout de 15 ans.
  • un 3ème appartement acheté cash en 2020 (identique au 2 premiers bien locatifs)

Gain : 1 année, indépendant financièrement en 2029.

A noter que ce cas n’est pas optimisé, il faudrait que le 1er investissement locatif se termine un peu plus tôt. J’y reviendrais plus loin.


2ème évolution : davantage de placements financiers en titres à haut rendement à 6% plutôt qu’en assurance vie à 3% : 2€ pour 1€ au lieu de 1€ pour 2€ comme simulé jusqu’à présent.

Ca se traduit par une plus forte croissance des revenus passifs


Gain : 2 années, indépendant financièrement en 2027.

Ce cas n’est toujours pas optimisé, la fin du 1er investissement locatif arrive bien trop tard.


3ème évolution : optimisation de la date de fin des crédits immobiliers avec notamment le remboursement anticipé du 1er investissement locatif.



Gain : 2 années, indépendant financièrement en 2025.


Soit un gain total de 5 années par rapport à mon cas de référence :


Je me ramène au même niveau final de dépenses, 60% de ma situation actuelle. Mais je fais auparavant un passage par davantage de dépenses, davantage d’investissements, pour rebaisser plus rapidement à la fin.

Ces investissements supplémentaires, qui correspondent aussi à de l’endettement (mais à du bon endettement, achat d’un second bien locatif à crédit), permettent notamment de faire croitre plus vite mes revenus passifs.

Et de manière générale, ces investissements, il faut les faire le plus tôt possible ! (on voit bien que la courbe bleu des revenus passifs croit de plus en plus vite, année après année). Investir jeune est le meilleur moyen, non seulement de prendre de bonnes habitudes, mais aussi de bénéficier de l'accumulation des intérêts générés chaque année. On met alors toutes les chances de son coté pour être le plus tôt possible indépendant financièrement.

Certains estimeront qu’être indépendant financièrement à 49 ans, ça reste très tard…En jouant avec le fichier excel, il est très facile de faire mieux : si je remplace le rendement annuel de mon portefeuille d’actions de 6% par 15 ou 20 %, on gagne encore rapidement 5 années….

Mais j’ai pris le partie de me limiter ici seulement aux scénarios qui me paraissent à ma portée, réalistes. Ceux qui sont actuellement en ligne avec mon profil d’investisseur : je reste prudent, je ne prends des risques que sur des montants limités, je ne serais pas en mesure de placer plusieurs centaines de milliers d’euros (on parle bien de ce type de montant pour générer les revenus passifs nécessaires) sur des fonds ou des actions potentiellement très lucratifs mais également très risqués.

Bien sûr, ces calculs restent très théoriques, mais je pense qu'il ont le mérite de montrer qu'avec une bonne stratégie financière, un bon plan, un peu de discipline sur 20 ou 25 ans pour garder le cap, et une bonne capacité d'exécution, s'enrichir au point de ne plus dépendre de revenus salariés n'est pas totalement utopique.  Et sûrement pour beacoup plus de personnes qu'on ne le pense.  

18 commentaires:

Etienne a dit…

Content si j'ai peu t'aider...
Par contre, il sera nécessaire de faire vite évoluer la situation en fonction des évolutions liées à tes actions et à leur rendement.

John a dit…

Bonjour,
N'avez-vous pas d'enfants et si non, n'envisagez-vous pas d'en avoir ?
Les enfants coutent chers. En particulier s'ils font des études supérieures, en fonction de la voie qu'ils choisiront les besoins financiers peuvent être très importants. Ex : école de commerce dans métropole loin de chez soi ... Dans ce cas, difficile de faire une projection précise des dépenses à cette période.

Olivier a dit…

John, j’ai 2 enfants en effet, qui me coutent déjà beaucoup ;-) ! Je sors de la période bébé, qui m’a couté cher en frais de garde…mon niveau de dépense actuel devrait donc baisser quelques années puis remonter dans 15 ans, tout à fait d’accord avec vous. C’est pourquoi, même si mes estimations sont forcément fausses sur 20 ans, l’ordre de grandeur, en termes de dépenses en tout cas, ne doit pas être totalement idiot. (une nourrice coute plus cher que le loyer d’un studio pour étudiant…). Mais l’objectif ici était avant tout de regarder les grandes tendances, l’impact de certains leviers. Merci, à bientôt.

Anonyme a dit…

Bonjour,
concernant les revenus passifs des actions (dividendes) Comment être sûr de pouvoir compter dessus ? En effet ils rapportent toujours 6 à 7%/an mais si le capital est de 500 K€ à 6% soit 30000 € /an de revenus passifs mais si il y a un krack boursier le capital ne vaut plus que 300 K€ il ne rappotre plus que 21000 € ... L'envisagez-vous dans votre plan d'indépendance financière ?

Olivier a dit…

@anonyme, merci pour cette question pertinente ! Dans mes scenarios, un des objectifs est de faire croitre un capital à un rythme de 6% par an. En parallèle j’en fais croitre un autre à un rythme de 3% (que j’imagine placé en assurance vie sur fond garanti). Pour les 6%, je vise donc la bourse. Les dividendes sont une voie, ma préféré, celle que je considère comme étant la plus assurée. L’autre est également la hausse de la valeur des actions. Certes sur 20 ans, il y aura des hauts et des bas, mais en achetant de manière progressive, un peu chaque année, ça lisse les cracks. Et justement il serait même très bénéfique d’investir un peu plus en période de crise, quand les cours baissent. Donc en misant sur les dividendes + la progression de valeur de l’action, 6% annuel ne me semble pas trop surévalué sur 20 ans… Une fois la capital souhaité atteint, l’idée est de le sécuriser, plus besoin alors d’obtenir un rendement de 6% (on voit que la courbe bleu dépasse largement la rouge…hors ce n’est plus nécessaire, autant limité sa croissance). Le capital placé en actions serait alors transféré sur fond garanti en assurance vie.
Maintenant pour en revenir aux dividendes. Déjà il faut considérer que le capital placé n’est pas une somme unique à un taux d’intérêt espéré de 6%, mais plutôt admettons une dizaine de lignes de titres de sociétés différentes. Chaque année, il faut déjà faire les bons choix pour l’apport supplémentaire, investir sur les entreprises dont les dividendes dans l’année à venir sont bons. Ce n’était peut-être pas le cas quelques années plus tôt, les situations changent. Il faut essayer de viser des sociétés qui soient s’engagent sur un dividende fixe en valeur absolue sur plusieurs années (quelquesoit la valeur du titre), c’est notamment le cas de France Telecom avec 1,4€ par action pendant 3 ans je crois. Il faut aussi privilégier les entreprises dont la politique est d’augmenter ses dividendes années après année, c’est le cas de Total ou GDF suez par exemple. On peut voir l’historique sur leurs sites (ça ne garantit rien mais c’est tout de même rassurant). D’autre part les périodes de forte baisse du cours de l’action sont aussi propices aux bons dividendes. Par exemple GDF Suez n’avait un rendement que de 3% en 2007 / 2008 avant le crack pour 6% aujourd’hui. Il est possible que le rendement baisse dans les années à venir avec la hausse du titre. Très bien, il sera alors temps d’arbitrer, de vendre cette ligne GDF Suez, de prendre ses plus-values au passage, l’action aura bien remontée, et de réinvestir dans d’autres sociétés plus généreuses en dividendes à ce moment-là.
Bref, globalement, ça nécessite forcément un suivi régulier, tous les 6 mois ?, savoir revendre des lignes qui ne rapportent plus le rendement espéré. Et chaque année, pour les nouveaux investissements, savoir identifier les bonnes cibles, pas forcément renforcer les lignes déjà existantes.
Voilà…j’en suis au début de ma courbe concernant la partie placements en actions, je commence à mettre en pratique mes belles théories… on fera le point d’ici quelques années ! merci bonne soirée.

Etienne a dit…

je pense qu'il faut aussi s'intéresser fortement aux sociétés ayant un dividende moins élevé aujourd'hui(2 à 4%) mais qui sont en capacité de l'augmenter continuellement. A long terme c'est beaucoup plus intéressant qu'une valeur comme FTE qui s'est engagée à verser 1.40€ sur les 3 prochaines années.... Coca augmente son dividende de 10% en moyenne par an depuis 48 ans...

Olivier a dit…

Bonjour Etienne, c'est en effet aussi une très bonne réponse pour la question précédente. Identifier ses sociétés nécessite un peu plus de temps de recherche, mais ça a beaucoup de valeur pour un investissement sur du long terme. tu me l'avais déjà conseillé, je vais m'y intéresser de plus prêt. T'es vraiment un grand fan de coca ;-) !

Etienne a dit…

ma femme en boit tous les jours! c'est un bon critère d'investissement, non?

Petit cadeau, tu trouveras certainement ton bonheur dans ces sociétés : http://www.bourse-investir.com/meilleurs-dividendes-europeens.html
et ici aussi : http://cervininvest.blogspot.com/

et bien sûr : http://www.devenir-rentier.fr/

Riche Idée a dit…

Est-ce possible d'avoir ce fichier excel pour faire les mêmes simulations ?

Olivier a dit…

Bonjour Riche Idée, bonne idée ! tout de suite, impossible, la feuille de calcul est liée à des mes feuilles de compte. Par contre, je pense qu'il est possible de créer un fichier indépendant, assez générique, où chacun entre ses données personnelles. je vais y réfléchir, je reviendrais vers toi et vers les autres personnes éventuellement intéressées, dès que j'aurais quelquechose à vous proposer. Bon week end!

Riche Idée a dit…

Ok super !

Michael a dit…

Très bon calcul !
Reste que 55 ans c'est pas très sexy tout de même :)

Olivier a dit…

Michael, Merci ! 55 ans si j’extrapole ma situation actuelle, 49 si je m’active un peu plus…bon toujours pas très sexy, je te l’accorde ! Mais au moins, ça me semble réaliste, comme tu le dis très bien dans ton livre, l’important est d’avoir un bon plan et un peu de discipline pour s’enrichir, petit à petit certes, mais de façon certaine. A bientôt

Martin a dit…

Bonjour Olivier

Pourquoi ne pas donne run gros coup de collier maintenant pour être indépendant avant en investissant plus? Ou être semi-indépendant (mi-temps, auto-entreprise) vers la quarantaine? Si tu vis à 50% revenus d'investissement 50% petit boulot tranquille?

Olivier a dit…

Salut Matin, Investir plus aujourd’hui ?
Dans des placements financiers, je mets déjà tout ce que je peux. Je n’ai pas de liquidités supplémentaires. Le seul moyen serait l’immobilier, avec l’effet de levier, en s’endettant davantage. C’est un peu ce que je mets dans mon plan, un 2ème achat en 2012. il faudrait aller plus loin, mais ça signifie aussi : 1 pouvoir y consacrer du temps pour dénicher les bonnes affaires, puis les travaux, le suivi locatif….il me faudrait vraiment arriver à trouver des biens autofinancés, ça demande un effort.
Et deuxièmement, il y a le problème de l’endettement, bien présenté à son banquier, je sais que l’on peut aller assez loin. J’en suis à 44%, ma maison en est la raison principale. Donc oui peut-être pourrais-je accélérer un peu, acheter 2 ou 3 biens immobiliers de plus dans les quelques prochaines années. Mais au final pas de revenus passifs avant la fin des crédits, plus de 20 ans.
Difficile donc d’aller beaucoup plus vite avec des investissements « standard ». Monter un business et le revendre dans 10 ans serait une alternative plus rapide, mais je n’ai rien de concret à ce jour pour m’avancer sur de tels scenarios.
L’approche semi indépendant ? Dans mon cas, j’ai besoin de mon boulot, pour obtenir une bonne capacité d’épargne dans les 20 ans. Un petit boulot tranquille, qui veut dire bien moins rémunérateur, faut pas se voiler la face, signifierait aussi en parallèle des revenus passifs qui grossiraient beaucoup moins vite… je n’y crois donc pas dans mon cas.
Il est clair qu’aujourd’hui je suis trop dépendant de mon boulot, mon niveau de vie est calé dessus, et c’est de loin ma source de revenu numéro 1, celle sur laquelle je compte pour obtenir des capacités d’investissements. C’est une dépendance, mais qui me donne de bonnes possibilités. Tant que je peux en tirer de quoi investir, je considère que c’est une dépendance qui me donne petit à petit la possibilité de l’en libérer un jour….Il ne faut pas forcément être trop pressé de se sortir de sa situation de salarié. Bien sûr chaque cas est spécifique…

el pop a dit…

Bonjour Olivier,

Je cherche ,comme riche idée, a me faire une feuille de calcul comme la tienne. Je trifouille excel pour le moment. Ca serait sympa si tu pouvais nous faire partager la tienne!

Bonne continuation !

Olivier a dit…

Bonjour el pop, je ne vous ai pas oublié, j'y travaille, j'ai fini une première version un peu plus générique, je ne sais pas si c'est très ergonomique, il faut encore que je prépare une petite notice d'utilisation. Je vous tiens au courant bientôt ! bon dimanche

Anonyme a dit…

bonjour monsieur,
j aimerai te parler avec prive et j ai besoin votre aider pour mon projet
je te donne mon email: anoulamy@gmail.com .
merci
Amandine. S

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