vendredi 16 mars 2012

Le coaching financier : interview


Je reçois régulièrement des demandes d’aide personnalisée pour soit s’enrichir, soit trouver le meilleur placement, soit bien souvent sortir la tête de l’eau, avec parfois des situations personnelles bien délicates.

Même si je fais au mieux pour répondre à tous mes emails, il est généralement bien difficile de donner des conseils, vu de très loin, au travers d’un simple email. Je n’ai pas vocation à faire cela et ça me semble dangereux.

Mais ce qui me frappe souvent, c’est le manque de connaissance fondamentale en matière financière. C’est vrai que ça ne s’apprend pas l’école, et c’est un vrai problème.
Souvent je réalise avoir écrit dans mes articles des choses qui me paraissent évidentes et qui sont loin de l’être pour certains.

J’ai eu l’occasion d’échanger avec Cédric Dufour du site http://www.plenit-finances.fr/, qui a lancé une activité de coaching financier, avec justement l’objectif de proposer un véritable accompagnement pour faire de l’argent son meilleur allié.

Déjà coaché à plusieurs reprises dans ma société (leadership, communication, etc...), j’en ai tiré des bénéfices, pas toujours pour être honnète, ça dépend beaucoup du coach…
Ce n’est donc surement pas la solution universelle à tous les problèmes, mais ça peut être très profitable à certaines personnes.

Voici donc une interview de Cédric, avec pour but d'en savoir un peu plus sur ce que peut apporter le coaching dans le domaine des finances personnelles :


Qu’est-ce qu’un coach financier, notamment par rapport à un conseiller patrimonial ou même par rapport à son conseiller bancaire (qui parfois ne se limite pas toujours à un boulot de commercial…) ?


Tout d’abord, il est important de préciser aux lecteurs de ton blog que le coaching (en Français : « accompagnement ») n’est pas du conseil même si à première vue ces deux métiers semblent se confondre dans leur mode d’exercice.  Dans toutes les formations sérieuses de coaching, on vous répète même à l’envi que plus un coach conseille moins il coache et inversement !

En effet, le coaching  repose sur le postulat que chaque personne possède en soi les solutions appropriées et la motivation nécessaire pour réussir quel que soit le domaine. Le rôle du coach est ainsi d’éveiller une prise de conscience chez son client à l’aide de plusieurs techniques de questionnement. L’emploi de ces outils conjugués avec la posture fondamentalement neutre et bienveillante du coach révèlent progressivement les potentialités de son client que ce dernier mésestime souvent quand il ne les ignore pas tout simplement…

En revanche, le conseiller apporte des solutions extérieures à son client qui même si elles sont objectivement efficaces n’auront sur lui qu’un impact superficiel à compter déjà que celles-ci soient appliqués fidèlement !

Et quand à l’activation motivationnelle indispensable pour une mise en application persévérante, elle est carrément inexistante. Le conseil maintient le « conseillé » dans une certaine dépendance étant donné que ce type de prestation ne transfère ni ne révèle aucune compétence alors que le coaching surtout quand il est associé à de la formation – c’est le cas dans mon concept-  autonomise durablement.

Le coaching financier quant à lui, bien que connexe au métier de conseiller financier au sens large, ne serait-ce que par le terme de « financier » ajouté, présente néanmoins des différences fondamentales avec ce dernier:

Ces différences tiennent de son approche globale de la gestion financière personnelle. Celle-ci comporte, en effet :
  • 2 dimensions :
-       une dimension économique ou objective
-       une dimension psychologique ou subjective

  • et 2 champs de compétences :
-       la gestion budgétaire
-       la gestion patrimoniale

Ces deux dimensions et champs de compétences sont aussi bien indissociables que complémentaires. Or, un conseiller financier se focalise exclusivement sur la dimension technico-économique de la gestion voire même assez souvent, comme tu le suggères justement, sur la dimension commerciale de son métier….
J’observe, par ailleurs, que celui-ci élude totalement la réalité budgétaire de ses clients sans laquelle pourtant la réalité patrimoniale de ces derniers risque de demeurer chétive et/ou de flotter dans une dangereuse apesanteur…

Les conseillers financiers considèrent de bonne foi que la gestion de l’argent au quotidien (budget) est une faculté innée de l’être humain. Et si « défaut génétique » il y a,  c’est une compétence qui s’improvise facilement « sur le tas » - certaines personnes y arrivant mieux que d’autres. Les premières étant nettement plus attractives commercialement, il n’est alors pas étonnant qu’elles fassent l’objet de leur attention quasi exclusive….
·     


    C’est un service qui a un coût, alors qu’est-ce que le coaching apporte de plus à ceux déjà bien déterminés à prendre leur finances en main et qui s’instruisent aux travers de lectures, livres, magazines, blogs, sites Internet, etc. ?


Avant de répondre à ta question, je voudrais tout d’abord exprimer mon admiration pour le travail d’information remarquable et profondément salutaire  qui est accompli régulièrement par tous ces auteurs et bloggeurs férus de finances personnelles.

Néanmoins, il convient de souligner que la diffusion d’information et de conseils généraux ne pourra jamais remplacer un conseil et mieux encore un coaching personnalisés même si ces approches sont parfaitement complémentaires.    Pour la quasi majorité des gens, la lecture de bons conseils ne suffit pas car la volonté et l’organisation méthodique nécessaires pour les appliquer font défaut. Souvent les gens échouent à force de vouloir absolument essayer de s’en sortir seuls. Or, ils n’ont généralement ni les moyens ni les outils pour fixer et atteindre efficacement leurs objectifs : il leur manque simplement le pouvoir surprenant de l’accompagnement !

Longtemps réservé à l’élite, le coaching est maintenant accessible au plus grand nombre. Quiconque est déterminé à prendre son destin en main aurait donc tort de s’en priver….






·     Selon ton expérience, à qui s’adresse le mieux le coaching que tu proposes ? Y- a-t-il un profil cible plus adapté ?


Oui, je pense particulièrement au profil de quelqu’un qui entretien un rapport problématique - mais sans s’en complaire - à l’argent et à la finance en général et/ou pour qui la liberté intégrale demeure une valeur primordiale.



·     De plus, les méthodes que tu proposes sont-elles applicables quel que soient ses revenus ? quel que soit son endettement en cours, sa capacité d’épargne, etc ?


Oui du moment que le niveau de vie des personnes intéressées est supérieur au seuil de pauvreté (954 €/mois actuellement).
Effectivement, tu as raison de le souligner, la réalité économique et financière de nos clients n’est pas un élément négligeable : nous, coaches, ne saurions en aucun cas promettre des « miracles », au risque de verser dans le charlatanisme ! Mais, je puis t’assurer, que cela dit, cette réalité initiale n’est nullement insurmontable. Car dans notre métier où la notion de challenge est centrale, une situation « compliquée » voire même jugée par beaucoup « irrécupérable »  - et qui détournerait d’ailleurs tout conseiller financier digne de ce nom – amplifie au contraire notre détermination à nous dépasser pour apporter le meilleur de nous-même à ces personnes courageuses qui nous ont accordé leur précieuse confiance.

La seule chose qui compte vraiment c’est leur désir sincère d’atteindre ce qu’ils considèrent représenter pour eux-mêmes la réussite financière optimale. J’insiste sur le « pour eux même » car un coach, quel que soit sa spécialisation, doit absolument se garder de toute « projection » en matière d’idéal de réussite. Notre « job » de coach consiste, en revanche, à transformer ce désir éminemment personnel de chacun de nos clients en une volonté puissante que rien ne pourra plus annihiler.

Dans notre activité on parle d’aider nos clients à expérimenter un « saut quantique de conscience » afin que la ou les problématique(s) spécifique(s) pour laquelle/lesquelles ils nous ont initialement sollicités, ne vienne(nt) plus jamais entraver le développement de leurs projets.

Or, leur permettre de faire ce bond en avant de conscience exige de nous un travail patient et attentif sur leur dynamique psychologique – dynamique qu’aucun conseiller financier ne prendra jamais en compte car, qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, cela ne rentre tout simplement pas dans ses fonctions. À chacun son métier !



·     Pour entrer un peu dans le cœur du sujet, quels sont les points précis que tu abordes dans ton  coaching ?


Mon programme de coaching comprend trois niveaux de développement dans la gestion de ses finances personnelles :


1.    L’équilibre ou le contrôle budgétaire,
2.    La maitrise ou l’épanouissement budgétaire
3.    La construction d’un patrimoine productif


J’ai cité ces 3 phases dans l’ordre normalement le plus logique mais l’être humain ne l’étant que trop peu souvent, cet ordre peut être dans la réalité tout à fait différent. Peu importe, de toute façon, c’est le résultat final qui compte !


Je vais te donner un exemple concret. Je coache actuellement un client qui pour son âge (30 ans) est relativement très avancé dans la construction d’un patrimoine productif (niveau 3) mais parce que, comme la plupart des gens ne connaissent pas ce qu’est la gestion budgétaire personnelle, il s’est progressivement retrouvé dans une situation budgétaire déséquilibrée (niveau 1).
Ayant eu la lucidité de reconnaitre que sa situation patrimoniale florissante flottait dans une apesanteur dangereuse, il m’a sollicité,  dans un premier temps,  pour lui apprendre à équilibrer son budget puis, ensuite, pour l’accompagner dans l’art de sa maitrise (étape 2), sans lequel, il faut le souligner, toute démarche de contrôle demeure très précaire.




·     Je crois que tu évoques aussi l’accès à la liberté financière. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ta façon d’aborder ce thème avec tes clients ?  Le développement de revenus passifs est-il un sujet que tu travailles avec eux ?


Oui  tout  à fait et cela n’a rien d’exceptionnel dans notre profession de coach financier. Nous considérons, en effet, la liberté financière comme un joyau inestimable - l’essence et le couronnement véritable de notre métier.
Concrètement, j’aborde ce thème central dès le premier exercice du programme, lors la radiographie intégrale de leur situation financière. 

A cette occasion je m’enquière tout d’abord sur leur connaissance de ce « concept » de liberté/indépendance financière, puis je sonde, le plus naïvement possible, leur avis sur la question… Ceci encore une fois, afin de prévenir toute projection de ma part, même si je t’avouerais qu’en la matière ce n’est pas l’envie qui m’en manque ! Cependant le besoin exprimé du client est roi et nous devons impérativement nous y concentrer.
Mais si la liberté financière est (ou devient par la suite) le but pour laquelle un client me sollicite alors je sais à ce moment-là que le travail que nous allons faire ensemble va être particulièrement exaltant…
La formule de la liberté financière est simple à retenir : c’est le ratio (rapport) entre les revenus de son patrimoine (revenus passifs) et son train de vie, c’est-à-dire le coût global de sa consommation. Par conséquent, celle ci comporte deux volets :
  • 1.   La maitrise budgétaire (optimisation du train de vie + développement d’une capacité d’épargne régulière et abondante)
  • 2.    La constitution d’un patrimoine productif (mise en place d’une stratégie patrimoniale performante afin de générer à terme des revenus passifs).

Avant de procéder à la constitution et/ou l’optimisation du patrimoine productif de mes clients, je consacre les premiers mois au développement de leur maitrise budgétaire qui est le socle même de leur édifice financier.
Ne pas procéder ainsi serait, selon moi, une grave erreur déontologique. Une fois qu’ils ont atteint un niveau relativement satisfaisant en matière de maitrise de leur train de vie, je commence alors à progressivement déployer l’ouverture du second volet.


·    Quels sont les axes d’investissements que tu peux recommander ? Je suppose que c’est au cas par cas, mais par exemple te limites-tu à des placements dit financiers ou bien par exemple peux-tu aussi travailler sur des projets immobiliers ?


Peu importe leur nature (placements dits « financiers » ou « immobiliers »). La première chose que je recommande absolument, c’est de laisser au placard ses idées reçues - qu’on chérie parfois si obstinément - sur les supposés « incontournables » placements et sur ces fameuses et prétendues inaltérables « valeurs refuge » que l’on devrait tous posséder.

Or pour réussir financièrement – comme dans tout autre domaine - il faut impérativement s’affranchir de ses pulsions grégaires sans quoi le combat - car cela en est un et essentiellement avec soi-même -  est déjà perdu d’avance…                                                                        

Cette attitude anti-conformiste est d’ailleurs validée pas les conseils pétris d’expérience de grands financiers qui confirment le plus souvent la sagesse proverbiale. Je pense notamment à l’illustre Warren Buffet qui souligne que « le moment d’acheter est quand personne ne veut acheter. Vous ne pouvez acheter ce qui est populaire. »
Le seul critère fiable pour évaluer un placement - quel que soit sa nature - c’est le rapport utilité/coût - et c’est vrai également pour notre train de vie - qu’en gestion de patrimoine on appelle le couple rentabilité/risque
La question de la rentabilité fait l’unanimité : tout le monde désire la performance maximale pour ses investissements... !

Alors que pour la question du coût - en l’occurrence du risque inévitable à prendre dès qu’on sort du livret A, chacun diverge en fonction de sa « sensibilité » ou « profil de risque », comme on dit dans le jargon financier.

Et c’est dans ce cadre de l’appréciation subjective du risque qu’un coach financier s’avère extrêmement utile pour nous aider à prendre les décisions les plus avisées. Je m’explique : le devoir d’un conseiller financier (« CGP ») est d’informer le plus honnêtement possible ses clients des risques que comporte un placement donné. Les coaches financiers qui ont choisi d’être prescripteur et/ou distributeur de solutions patrimoniales répondent également à la même exigence. Mais la différence s’arrête là.
Alors qu’un Conseiller en Gestion de Patrimoine ne dispose pas d’outils appropriés pour permettre à son client d’apprécier rigoureusement sa propre sensibilité au risque, le coach financier, qui lui est formé aux techniques d’intelligence décisionnelle, est profondément à l’aise dans ce rôle essentiellement « psychologique ».
Et son intervention ne s’arrête pas là… Comme je l’ai expliqué précédemment, un coach financier digne de ce nom ne proposera jamais à ses clients des placements financiers sans la confirmation préalable de leur maitrise budgétaire.

Grâce à cette approche globale et progressive, il entre tout naturellement dans ce que j’appelle « l’intimité financière » de ses clients. Cette démarche « intimiste », si je puis dire, lui permet non seulement d’apprécier avec précision leur sensibilité au risque mais, mieux encore, l’aide à la faire évoluer dans le sens qui leur soit le plus profitable possible…         
           
Un exemple concret parlera probablement davantage à tes lecteurs. Mon premier client est quelqu’un qui avait une relativement bonne gestion de son budget - toujours excédentaire – mais qui était pétrifié à cause d’une considérable aversion au risque. Celle-ci le condamnait, non sans frustration, à thésauriser exclusivement sur son livret A… Aspirant au fond de lui à l’indépendance financière, il m’a sollicité pour l’aider à se constituer un patrimoine productif. Au risque de l’impatienter, je lui ai d’abord proposé de le former-coacher à la gestion budgétaire pendant pratiquement 6 à 9 mois afin qu’il atteigne un haut niveau de maitrise de ses flux financiers. Au terme de ce délai, il a non seulement augmenté considérablement sa capacité d’épargne mais a acquis progressivement une confiance en lui telle qu’aujourd’hui je peux lui proposer des placements appropriés à cet objectif exigeant (l’indépendance financière) qu’au tout début de notre relation, il aurait immédiatement balayé d’un revers de main !



·     Je suppose que tu dois faire preuve d’une totale indépendance vis-à-vis des différentes offres de placements financiers par exemple. Peux-tu donc recommander des placements spécifiques ou un courtier en bourse bien précis par exemple ? Comment fais-tu pour effectuer ta sélection ?


Tout dépend de ce qu’on entend par là… Personnellement, je considère l’être pour les deux principales raisons suivantes. A chacun ensuite d’apprécier si celles-ci peuvent garantir ou non ma « totale indépendance »…

  • Premièrement, en tant que travailleur non salarié, je ne suis subordonné à aucun employeur qui m’obligerait à distribuer tels ou tels produits en tel ou tel volume et de surcroit sans pouvoir garantir personnellement à mes clients un suivi durable. Avec un professionnel indépendant, il n’y a point de « valse des conseillers »… Par conséquent, je jouis d’une entière liberté pour choisir mes fournisseurs avec lesquels je me suis assuré de n’être soumis à aucun volume minimum de souscriptions.  Par conséquent, je ne suis pas contraint d’exercer une « pression » très malvenue sur les arbitrages patrimoniaux de mes clients.
  • D'autre part, les commissions reversées par mes fournisseurs en solutions patrimoniales constituent pour mon entreprise un complément de chiffre d’affaire à la grande différence d’un conseiller en investissement financier « classique » qui lui en dépend entièrement. Cette double diversification de revenus sur laquelle repose mon business model présente également l’avantage de pouvoir proposer des séances de coaching financier à un prix nettement plus attractif que la fourchette tarifaire pratiquée dans la profession. Je laisse à chacun le soin de comparer en quelques clics mes tarifs avec ceux de mes concurrents quand ils sont affichés clairement sur leur site web respectif…


Quant à ta seconde question portant sur ma sélection d’offre de placement, j’ai décidé, dès l’élaboration de mon concept, de travailler uniquement avec des gestionnaires d’actifs proposant des alternatives de qualité aux placements traditionnels. Etant donné que ces sociétés de gestion (quasiment toutes des PME en France ou à l’international) sont loin d’avoir la force de frappe marketing des poids lourds de la finance, leurs solutions patrimoniales sont encore méconnues du grand public. Promouvoir des solutions innovantes qui sortent des sentiers battus de la finance traditionnelle est une démarche de principe cohérente qui s’impose naturellement quand, au sein de sa culture d’entreprise, la liberté demeure une valeur phare. Cependant, je ne me suis nullement cantonné à ce principe…

Pendant les 2 années de développement de mon projet d’entreprise, j’ai rigoureusement sélectionné les solutions patrimoniales alternatives répondant à chacun des critères suivants :


  • Des solutions patrimoniales fondées sur des actifs réels/tangibles. Pas de produits dérivés. 
  • Des solutions patrimoniales facilement compréhensibles et transparentes : pas de produits à la complexité opaque, lourdement « chargés » de frais.
  • Une offre comportant 5 solutions patrimoniales maximum afin de pouvoir bien connaitre les produits et leurs évolutions (grâce au suivi de formations techniques régulières dispensées par les gestionnaires d’actifs eux même ou par leurs plus éminents distributeurs).
  • Des solutions patrimoniales présentant un couple rentabilité/risque nettement supérieur à l’ensemble des placements classiques. 
  • Des solutions patrimoniales qu’à titre personnel, je serai susceptible de souscrire sans hésiter : cela peut sembler aller de soi alors que c’est loin d’être un critère systématique dans la distribution actuelle de produits financiers…
  • Des solutions patrimoniales qui directement et indirectement ne causent point de souffrance à l’ensemble des êtres vivants. 




·     T’appuies-tu pour ton coaching sur des outils spécifiques, informatiques ou   autres ?


Oui, sur une application de gestion budgétaire (développée sur Excel) que j’ai conçue,  testée et perfectionnée pendant plus de 2 ans. Je l’ai créé à l’origine comme un support pédagogique exigeant pour former mes clients à la gestion budgétaire personnelle. Je l’utilise également, à titre personnel, avec beaucoup de satisfaction. De multiples exercices de coaching (tous sur support informatique) viennent désormais s’y greffer. Une fois le cycle de coaching achevé, mes clients ont tout le loisir de conserver cette application et de continuer à la personnaliser à leur guise...
·    


      Comment se déroule un processus de coaching tel que celui que tu as conçu ? y a-t-il différentes étapes ? quelle est la durée typique de l’accompagnement ?


Le processus de coaching se déroule effectivement en plusieurs étapes que voici :


1)   Radiographie intégrale (objective et subjective) de la situation financière.
2)   Etablissement d’une stratégie  budgétaire personnalisée.
3)   Formation-coaching à la gestion budgétaire (construction et contrôle) avec des variantes en fonction du niveau de progression atteint.
4)  Etablissement d’une stratégie patrimoniale personnalisée suivie des premiers investissements.


Ces 4 premières étapes constituent la première phase du cycle que j’ai appelé « les fondations ». La seconde phase, c’est l’étape N°5 :


5)   Suivi et perfectionnement global (budgétaire et patrimonial).




Quant à la durée typique d’accompagnement :


·         Phase 1 « les Fondements » 


Cette phase s’étend sur environ 6 à 9 mois à raison de 3 à 4 heures par mois  (1 à 2 séances au choix). Le premier mois est consacré à la radiographie et à l’établissement de la stratégie budgétaire. Ces deux premières étapes préliminaires sont d’une importance cruciale pour la bonne assimilation du « plat principal », l’étape N°3…


·         Phase 2 « Suivi et perfectionnement »


D’une durée indéterminée, cette phase consiste en une séance « bilan » trimestrielle  ou semestrielle pour la gestion budgétaire et une séance semestrielle ou annuelle pour la gestion patrimoniale.




·     Comme toute formation, il est toujours difficile avant de l’avoir faite de savoir si l’investissement sera rentable ou pas. Comment se passe ta rémunération ? et si on n’est pas convaincu des bénéfices après quelques heures ?


Entièrement d’accord avec toi ! Je m’insurge contre cette tendance actuelle à la forfaitisation des prestations de services qui s’accompagne souvent de périodes d’engagement obligatoires. Sans parler de la complexité plus ou moins opaque de ces  offres à première vue alléchantes…


Pour ma part - culture d’entreprise oblige- la liberté de mes clients est au cœur de mon concept : les heures effectuées dans le mois sont payables au début du mois suivant…au moment où justement se construit un budget !
Comme il n’y a aucun engagement, il est donc possible de suspendre ou d’arrêter le cycle à tout moment. La contrepartie, c’est que cela m’oblige à faire mes preuves chaque mois pour mériter la confiance durable de mes clients. Et personnellement, je trouve ce challenge très stimulant !


Je signale également que le premier entretien « découverte » est gratuit : chaque personne intéressée pourra me poser toutes les questions qu’elle souhaite sans freins ni tabous.




Enfin, comment as-tu eu l’idée de devenir coach financier et quel a été ton cursus pour en arriver là ?

L’idée de devenir coach financier est pour moi la conséquence toute naturelle d’une profonde attirance pour la gestion financière que j’ai longtemps refoulée. Mais bien plus qu’une simple idée, qui m’a certes donné matière à entreprendre, c’est l’expression d’une passion exaltante et même bien plus encore : celle d’une véritable vocation que j’ai âprement cherché pendant toute ma jeunesse…

Cette vocation tant désirée est le fruit mûr d’un cheminement de réconciliation personnelle avec l’argent. Pendant plus deux décennies (j’ai aujourd’hui 35 ans), j’ai entretenu un rapport très problématique à l’argent et quand je dis « problématique », c’est un doux euphémisme : le mot «pathologique » serait bien plus approprié… En référence au tabou multiséculaire qui pèse sur l’argent dans notre pays, j’ai coutume de dire qu’entre lui et moi c’est l’histoire d’un Français pire que les autres ! De cette expérience, j’ai gardé une profonde humilité dans mon rapport avec toutes les personnes que je côtoie régulièrement, qui sont peu ou prou affectées par le même « maladie ». Car, indiscutablement dans notre monde contemporain dans lequel la finance occupe un place primordiale, cela en est vraiment une et non des moindres… !


Aujourd’hui ma relation de haine et de mépris de l’argent avec l’ignorance consternante qui l’accompagnait, a non seulement totalement disparu mais s’est totalement métamorphosée en une relation sereine et productive.

A vrai dire, tout a commencé par un travail psycho-spirituel sans lequel, j’en suis convaincu, aucune transformation réelle (et donc durable) n’aurait été possible. Ce défi sur moi même que j’ai relevé avec succès m’a motivé ensuite à étudier, l’esprit apaisé, des ouvrages d’intelligence financière pour comprendre toutes les lois fondamentales de l’argent. « Mon cursus pour en arriver là » est celui d’un autodidacte passionné qui grâce à cette démarche non conventionnelle a pu accéder à une compréhension globale, non atomisée et non formatée de la finance. Animé d’un esprit scientifique – ma formation (universitaire) initiale est psycho-sociologique - j’ai toujours privilégié autant que possible l’expérimentation afin d’assimiler en profondeur les connaissances que je savais indispensables à l’accomplissement de ma vocation.

Je me suis ensuite consacré à l’élaboration de mon programme de formation-coaching qui s’articule sur une application de gestion budgétaire complète. Et dernièrement, j’ai entamé un cycle de formation à l’institut des Neurosciences Appliquées à Paris, que je suis sur le point d’achever, afin de devenir coach certifié. Car le coaching - peu de gens le savent - c’est un vrai métier qui s’enseigne et dont le nom, très en vogue aujourd’hui, est largement galvaudé, pour le meilleur comme pour le pire…





Cédric, je te remercie de nous avoir éclairé sur cette activité de coaching financier qui devrait tendre à se développer de plus en plus dans les années à venir.



Je voulais également remercier Cédric d’avoir accepté de proposer aux lecteurs du blog une remise de 50% sur la première étape  «  la radiographie intégrale » (offre valable jusqu'au 30 Avril 2012 en communiquant à Cédric le code Money coach - Plus Riche et Independant) de quoi se faire une bonne idée de la valeur ajoutée d’une telle formation à moindre coût ! Vous pourrez le contacter sur son site : http://www.plenit-finances.fr/



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21 commentaires:

Question de deoit a dit…

Très intéressant. Activité certainement lucrative.

Toutefois, il se trouve que j'ai quelques difficultés avec cette nouvelle offre de formation via internet : quelle est la responsabilité du coach ?

Au final, on se trouve avec une formation d'une personne qui avoue avoir eu jusqu'à récemment des rapports conflictuels avec l'argent, dont la seule réelle formation est psychologique... Je ne dénigre pas, et je ne doute pas que cela puisse apporter beaucoup de chose à ses clients.
Mais quelle est la legitimité ?

xa a dit…

Article intéressant, cependant .....

La description du conseiller est excellente ... pour décrire un conseiller bancaire, mais certainement pas pour décrire un conseiller en gestion de patrimoine. La confusion est courante, mais elle revient à confondre un aide soignat avec un professeur de médecine ...

"quelle est la responsabilité du coach ?"

C'est bien le problème. Sans vouloir dénigrer ce job de coach, ni Cédric, il y a dans cet article un point qui n'est pas abordé.


Le point 4, concernant le développement d'une stratégie patrimoniale, est couvert par le code monétaire et financier comme une activité réglementée !

Tant que vous le faites facon blog, conseil d'ami non lucratif, personne ne pourra vous chercher des noises, mais là, on parle d'un job dans lequel Cédric ne présente pas sa stratégie personnelle (son cas, ses finances, ses réflexions, ...) pour développer un patrimoine (libre à l'auditeur de la suivre ou non), mais où il se positionne comme un conseiller en gestion de patrimoine.

Ce passage du conseil d'ami gratuit à une prestation professionnelle impose le respect de la loi. Or je ne trouve aucun numéro d'enregistrement CIF sur le site de Cédric, ni les autres renseignements obligatoires ... ce qui induit un risque juridique conséquent ........ pour Cédric (on rappellera juste que l'exercice illégal d'un métier réglementé, tel CIF, est passible d'un an de prison et de 15000 euros d'amende, auquel il faut rajouter les condamnations civiles au remboursement intégral non seuelement des honoraires mais aussi des pertes financières).

Voilà pour la généralité.

Maintenant pour Cédric spécifiquement : ajoutez les références légales sur votre site (diplôme, expérience proifessionnelle sinon, numéro d'adhérent, carte T, numéro d'assurance, etc ...)

xa a dit…

complément : seule la partie investissement est réglementée. Pour la gestion courante du budget, no pb :)

Pierre-Antoine de Jeune et Actif a dit…

Salut Olivier,

Très intéressant cette interview.
On sent la passion et la rigueur :)

Je compte l'année prochaine commencer une année en banque et cela sera intéressant à comparer. Comme Monsieur Dufour le dit, les conseillers salariés sont contraints de faire du chiffre et donc de vendre des produits parfois pas les plus adaptés aux clients...

Merci à vous deux, bonne journée,

Pierre-Antoine

Question de Droit a dit…

@xa : La description qui est faite du service rendu ne me fait pas vraiment penser à un service de conseil en investissement.
D'ailleurs, Cédric se targue d'être différent du CIF.

Néanmoins, la limite est très trouble. On ne peut vraiment savoir, vu que ce genre d'activité est assez limité, et récent.

Faut-il qu'il se fasse référencer comme CIF pour limiter les risques ?
Deux choses : la première, sa formation ne devrait pas, je pense, lui permettre de s'inscrire dans une association professionnelle.
Ensuite, si toutefois il y arrivait, il serait au moins couvert par une assurance professionnelle.

Car, là, il y a un vrai risque. Il le dit lui-même, la limite n'est pas claire. Et si un jours, l'un de ses clients venaient à penser qu'il lui avait fourni un service de conseil en investissement financier, et pas de coach financier... Ce sera au tribunal d'en décider, et je peux parler d'expérience pour savoir que certains TGI peuvent avoir la main lourde.

xa a dit…

@Question de droit
"La description qui est faite du service rendu ne me fait pas vraiment penser à un service de conseil en investissement."

La description inclue : "4) Etablissement d’une stratégie patrimoniale personnalisée suivie des premiers investissements."

Par conséquent, il y a une étape, dans son processus, qui porte sur le conseil en investissement, matière réglementée...

"Faut-il qu'il se fasse référencer comme CIF pour limiter les risques ?"

Oui s'il veut pouvoir donner des conseils rémunérés en la matière. Non s'il abandonne ce côté de son processus en se concentrant sur la gestion budgétaire, et en limitant ses conseils financiers à des généralités sans étude de dossier réel.

"Ce sera au tribunal d'en décider, et je peux parler d'expérience pour savoir que certains TGI peuvent avoir la main lourde. "

Le problème, en l'occurence, c'est qu'outre le problème de droit civil (TGI ou TI), il y a un volet pénal.

Tom @preparerlavenir.com a dit…

Bonjour,
L'initiative est louable, le site est pas mal fait, il y a une vraie démarche, une impression de sérieux.
Cependant, comme illustré par les commentaires ci-dessus, on se rapproche d'une activité de "conseiller en gestion de patrimoine", profession dont les limites et définitions restent floues, et qui n'est à ce jour pas vraiment règlementée.
Notre ami exerce visiblement en auto-entrepreneur, ce qui en soit n'est pas un problème, mais peut-être qu'au minimum une assurance professionnelle serait bienvenue pour rassurer les clients?
On parle d'argent ici, peut-être les clients vont-ils engager des sommes importantes suite aux conseils de ce "coach", les conséquences pour eux mais également pour la personne exerçant cette activité peuvent être très lourdes en cas de problèmes, il y a donc un vrai risque, comme évoqué plus haut.
Même si je ne doute pas de l'honnêteté de la démarche et du coach interviewé ici, il faut rester vigilant d'une façon générale sur ce type de "services", après à chacun de se faire son opinion...

Tom @preparerlavenir.com a dit…

Arrêtons avec les commentaires, nous allons décourager ce jeune homme, ce n'était pas le but!

Anonyme a dit…

@xa : Je n'avais pas vu le 4). C'est un petit peu problématique, en effet.

@Tom : le but n'est pas de décourager. Le problème, c'est qu'il peut y avoir un risque important, facilement identifiable.
C'est très bien de lancer son business, c'est mieux de le faire dans les règles. S'il a le moindre problème juridique lié à son activité, les conséquences peuvent vite devenir très graves. Ce serait une erreur de ne pas prévenir.

Tom @preparerlavenir a dit…

Si il souscrit à une assurance professionnelle et qu'il se limite à du "coaching" (cad pas de conseil en gestion de patrimoine à proprement parler, pas de conseils en investissement), ça devrait passer.

xa a dit…

"Si il souscrit à une assurance professionnelle et qu'il se limite à du "coaching" (cad pas de conseil en gestion de patrimoine à proprement parler, pas de conseils en investissement), ça devrait passer. "

Tout à fait.

Le seul point problématique de sa démarche, c'est le 4) qui correspond au métier de CIF. Si on élimine ce point, on élimine la question pénale.

L'autre démarche consisterait, sinon, à passer l'un des diplômes permettant de s'enregistrer CIF.

"nous allons décourager ce jeune homme"

Ce n'est clairement pas le but. Le but, c'est d'appuyer sur l'existence d'une contrainte légale qui n'est pas respectée, au moins dans la forme (absence des données obligatoires sur son site).

Il faut bien comprendre qu'un investisseur du dimanche qui suit un mauvais conseil d'un "professionnel" non inscrit, mais qui a un bon avocat, n'hésitera pas longtemps avant de se retourner contre le conseilleur.

Autant prévoir le pire, pour profiter pleinement du meilleur

Cédric DUFOUR a dit…

Bonjour à tous,

Quelques précisions suite à vos commentaires nombreux. Et Je vous en remercie.
Je ne conseille pas, je coache : la différence entre les deux métiers est clairement expliquée dans l'interview. Le but de notre métier c'est de rendre graduellement autonome et donc responsable nos clients. Si ensuite certains d'entre eux veulent confirmer leurs choix d'investissement avec des conseillers en gestion de patrimoine patentés, libres à eux !
Pour ma part, j'en connais de nombreux dont certains sont des partenaires privilégiés.

Si il suffisait d'être bardé de diplômes pour être légitime cela saurait. Il suffit pourtant d'ouvrir les yeux sur le monde dans lequel nous vivons pour s'en rendre compte...
Ah oui c'est vrai nous sommes en France, j'avais oublié...

Excellente lecture.

Cordialement,

Cédric

PS : il m'en faut bien plus pour me décourager !

Chris a dit…

Quel blabla!!! 1 mois de "radiographie de la situation patrimoniale", la bonne blague!

Moi je vois là un beau charlatan...tout comme les livres de finances personnelles qui vantent tant les gourous! Pour gagner de l'argent, il faut savoir éviter les gaspillages en premier lieu!

ah oui, 50% de reduc pour les lecteurs du blog!
On passe à 70% après négo non?

Retaill and Co a dit…

Je n’avais pas spécialement envie d'intervenir mais je vais faire à partir d’avril prochain la même activité que Cédric : gestion de patrimoine indépendant.

Je suis sur le point de terminer mon master en Gestion de patrimoine, mais comme il le dit le diplôme n’est pas nécessaire. Ce qui est important c’est l’expérience et la capacité à analyser et à se projeter. En revanche je vais faire partie d’une association d’une chambre des indépendants, et prendre les assurances nécessaires pour ma couverture.

Je ne connais pas le « business plan » c’est d’ailleurs faute de langue pour cette activité. Mais personnellement je développe à côté de cette première entreprise une seconde qui n’est pas corrélé à la Gp afin de garder mon indépendance sur les conseils que je pourrais offrir. J’investis en bourse, j’entreprends et surtout j’investis dans l’immobilier et j’ai pu réaliser plusieurs opérations gagnantes à chaque fois.

J’interviens surtout vis-à-vis du post de Chris
« Quel blabla!!! 1 mois de "radiographie de la situation patrimoniale", la bonne blague! ….ah oui, 50% de reduc pour les lecteurs du blog! On passe à 70% après négo non? »

Ce métier peut être difficile suivant la manière dont nous l’approchons. Après que Cédric et Olivier proposent une remise par l’intermédiaire d’une publication sur son blog ne me choque pas. L’heure n’est qu’a environ 30 euros, la personne n’est pas exposée et pourra ensuite avoir son point de vue.

xa a dit…

"Je ne conseille pas, je coache : la différence entre les deux métiers est clairement expliquée dans l'interview."

Je ne trouve pas que ce soit si clairement expliqué, désolé.

Par exemple : "le conseiller apporte des solutions extérieures".

Ce n'est pas le travail d'un CIF, qui se doit d'accompagner son client dans la définition d'une stratégie d'investissement, et ensuite de trouver avec le client les produits adaptés à cette stratégie. Un bon CPG ajoutera à cette démarche la gestion courante (maintien du train de vie, prise en compte des risques salariaux et non salariaux), et même la prospective familiale (mariage, décès, divorce, naissance, adoption, ...)


Du coup, votre définition de conseiller est très réductive d'un travail bien plus large que vous ne le croyez, ce qui me laisse supposé que vous confondez conseiller bancaire, CIF et CGP.



C'est là que le point 4 de votre processus peut poser problème, selon son contenu.

Si effectivement vous vous mettez à table avec votre client pour définir une stratégie patrimoniale (tel que c'est écrit), vous risquez fort d'entrer dans le cercle du conseil financier tel que reconnu par la jurisprudence.

Si je me fie uniquement à l'article, j'ai l'impression que, pour vous, le conseil signifie la fourniture d'un produit d'investissement. Alors que la simple étude validant un potentiel investissement immobilier que le client fera tout seul mais pour lequel il souhaite un avis, c'est déjà du conseil, avec les obligations qui en découlent. Maintenant si vous êtes conscient soit des limites de votre activité soit des risques que vous prenez, vous êtes majeur et responsable.

xa a dit…

Retail

"Je suis sur le point de terminer mon master en Gestion de patrimoine, mais comme il le dit le diplôme n’est pas nécessaire"

Vous qui suivez un cursus adapté, je suppose que si je vous dis L325-1 du réglement de l'AMF, ca vous parle un tantinet, non ?

Donc vous conviendrez qu'à défaut du diplome de cycle 1 en droit ou finance, il faut justifier de l'exercice du métier dans une entreprise disposant des titres nécessaires, non ?

Enfin, si vous avez lu les conditions des associations agréées par l'AMF, vous aurez noté qu'elles n'acceptent pas de prendre n'importe qui non plus, non ?


Si votre propos sur le diplome traite uniquement des compétences, je vous rejoins sans soucis : le diplome n'est nullement gage de compétence, pas plus que l'exercice pendant 4 ans dans une entreprise du secteur n'est gage de compétence !

Seulement, le métier étant, depuis 2003 avec divers renforts, dont en 2007, réglementé (et d'autres réglementations sont dans les cartons), il faut bien tenir compte de cela.

Après, libre à vous aussi de croire qu'on peut ne pas respecter la loi.

Olivier a dit…

@Tous, je me doutais bien que cet article créerait un peu d’animation :-)

Indépendamment de tous les aspects très réglementaires, pour en revenir sur le principe du coaching en lui-même, un bon coaching peut vraiment avoir de la valeur. Ma boite ne jure (ou ne jurait…parce que ça a un coût tout de même…) que par le coaching (souvent par quelqu’un d’externe, mais parfois interne) pour résoudre les problèmes.

J’ai expérimenté un 1er coach, salarié de la société sur un autre site, et là j’ai vraiment perdu mon temps, aucun intérêt.

Par contre, sur un projet, j’ai eu affaire à plusieurs reprise à une coach externe vraiment épatante, qui a vraiment eu un effet bénéfique sur l’équipe.

Comme pour tout, il y a du bon et du mauvais, et là je rejoins des commentaires, ça n’a rien à a voir avec le diplôme, il y a ceux qui ont le charisme inné pour nous faire bouger et plus les autres, sans impact.

Hier, j’ai encore reçu un email d’une personne me disant être pleine d’envie mais qui se sentait perdue, ne savait pas où commencer…et souhaitait de l’aide.

Je pense vraiment que pour ces personnes, un bon coach peut être une aide précieuse, au moins au départ.
Merci à tous !

Chris a dit…

""Ce métier peut être difficile suivant la manière dont nous l’approchons.""

N'éxagérons rien... Vous "conseillez", vous ne prenez pas de risques vous même!

Personnellement, mes connaissances, je me les applique à moi même. J'ai décidé de devenir rentier à 35 ans, j'en ai 33 et j'ai commencé à 31. J'en suis au 2/3 du trajet. J'ai "conseillé" des gens, plus ou moins proches. Et la moindre des choses qu'on puisse dire est que les remerciements sont bien moindres que les reproches qu'on peut avoir quand tout ne se passe pas comme prévu...

Il n'y a pas de devins, pas de gourous. Si vous êtes si fort en finance, vous n'avez pas besoin de coacher donc vous n'allez certainement pas perdre votre temps à travailler pour 30 euros de l'heure.

Si vous bossez pour 30€ de l'heure, c'est que vous n’êtes pas capable de gagner plus par vos propres moyens. Donc que vous n'avez pas de légitimité pour coacher qui que ce soit.

Désolé d’être un peu abrupt. Mais c'est mon point de vue.

Cédric a dit…

Chris,

Je me suis jamais présenté comme un devin ou un gourou mais comme un coach. Peut être que vous c'est la même chose...

Quant à mes tarifs, ils sont certes en dessous de ceux pratiqués par la profession et j'en explique, en partie, les raisons dans l'interview. Pourtant, je n'ai aucunement le sentiment de perdre mon temps avec les personnes qui m'ont fait confiance. Je ne vois pas en quoi cela m'enlève de la légitimité du moment que le service rendu à ma clientèle est positif.

Enfin ces tarifs seront amenés à évoluer à la hausse au fur et à mesure que mon expérience grandira comme c'est le cas pour toutes les professions libérales. Pour ma part, je méfie de ceux qui "roulent les mécaniques" en pratiquant des tarifs prohibitifs. C'est ma politique commerciale mais je comprends très bien que vous ne l'approuviez point.

Voilà, nos points de vue divergent mais cela n'empêche point de se témoigner un respect mutuel (cf. votre accusation de charlatanisme me concernant).

Cordialement,
Cédric

Chris a dit…

Je cherche un autre mot que charlatan, mais je ne trouve pas... désolé.

Je vous respecte bien évidemment en tant que personne, mais je n'ai aucun respect pour votre activité, c'est mon droit.

Les gens qui sont rémunérés sur les produits qu'ils conseillent ont naturellement tendance à diriger leurs clients vers les produits qui payent le mieux, c'est humain.

Vous débutez donc vous n'êtes pas encore blasé. Mais quand vous verrez le 500e ou 1000e pigeon arriver, je ne pense pas que vous aurez l'envie de faire une analyse approfondie de ces besoins...

Philippe - Coach Financier a dit…

Bonjour à tous,

j'interviens dans ce débat passionné et intéressant en tant que coach financier.
Ne prêtons pas à Cédric (que je ne connais pas) de mauvaises intentions. On n'est pas dans sa tête.

Personnellement, je suis d'accord avec sa description du coaching mais pour éviter tout conflit d'intérêt, j'ai choisi de ne faire ni de gestion de patrimoine (bien que je sache le faire), ni de sélection d'intermédiaires financier.
La partie conseil que je propose se limite à la mise en place des principes de gestion adaptés au coaché et à ses objectifs.
Le coaché fait ensuite sa gestion de patrimoine et choisit ses intermédiaires. Au mieux je peux lui donner des critères à vérifier pour bien les choisir.
C'est la façon la plus simple (et pas ambigüe) pour éviter d'être partie prenante.

Il est vrai aussi que je trouve le montant horaire plutôt faible. Sans donner de conseil à Cédric, je considère personnellement qu'augmenter mon montant horaire en diminuant le nombre d'heure est un "stimulant" pour rechercher en permanence les méthodes les plus efficaces. C'est un auto-challenge qui va dans le bon sens (celui du coaché et celui du coach).

Mes encouragements à Cédric, et je ne doute pas qu'il sera content d'avoir un retour au travers de ces commentaires (même ceux qui sont plutôt négatifs) : à l'instar d'un coaching, on en apprends toujours des autres.

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